Little Red Riding Hood #photo (Taken with instagram)
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Je m’élance, m’étant fait une réflexion (oui, on peut se faire une réflexion, juste en pensant “tiens, c’est vrai que ….”, essayez, vous verrez), sur le fait que …attendez : Je suis en train de complètement niquer mon amorce de post là.
Donc, je me disais : Tiens, c’est quand la dernière fois que j’ai joué sans mettre le son ? Et là, l’enchaînement fatal. Et triste.
Le fait est que mes (meilleurs) souvenirs de musique de jeux datent de quand j’étais petit. Ou juste plus jeune hein. J’avais un intérêt à savoir ce qui se passait dans le jeu. Avec les oreilles, je veux dire. La musique, pour l’ambiance, mais aussi avec les bruitages.
Maintenant, j’ai plus ou moins tout le temps un podcast dans les oreilles, et le “drame”, c’est que j’ai de plus en plus de jeux où l’on ne peut absolument pas jouer sans ses oreilles. Même pour la narration. Surtout pour la narration en fait. L’ambiance, même si elle contribue au gameplay (pour certains jeux), est assez facultative (pour ma problématique).
Jouer à un jeu, bêtement, sans payer la moindre attention à l’environnement sonore, c’est parfois aussi apaisant : Je joue à L4D, COD, etc, avec un pote, et on ne donne pas vraiment une oreille attentive à l’histoire, racontée par les NPCs.
Ok, nous sommes donc passés, Esvo et moi, à côté de l’histoire (sans doute fabuleuse) d’Halo (bon, on a compris les grandes lignes), d’Army Of Two (y’avait une histoire dans ce jeu ?), L4D (sans commentaire), mais c’est sans grand regret, parce que j’ai toujours considéré que c’était des buddy game (ou des “bro game”), peu propices à quoi que ce soit d’autres que de servir de terreau au folklore des potes. Oui, cette phrase était trop longue, mais qu’importe. De toute façon, en couch coop, avec un pote, je m’en fout totalement.
Mais comme j’aime aussi (et surtout) avec un univers ET une histoire, en solo, j’ai parfois du mal à pleinement les apprécier, sans le son. Et comme j’ai, surtout en ce moment, besoin (oui, besoin), de jouer plus ou moins, dès que j’en ai l’occasion (dans le bus, etc), c’est pas facile de jouer avec le son, dans ces environnements.
Mon seul salut, c’est que je déconnecte mon casque BlueTooth de mon téléphone, pour le connecter avec ma console portable (non, ça n’est donc pas ma 3DS). Autrement, c’est juste moins facile.
Keep going, be brave !
I’m fine. And you ?
Hello,
Il y avait pas mal de temps que je n’avais pas écris de post sur ce blog. J’ai un travail qui me prend pas mal de temps, mais je sais que finalement, ça n’est même pas une excuse. Je devrais peut-être mieux utiliser la “pile” de postage automatique.
Quoi qu’il en soit, j’ai de plus en plus l’impression qu’il est question, ça et là, de la difficulté de “pouvoir” jouer à des jeux vidéo, par manque de temps, mais aussi parce que l’on est adulte.
D’une part, je pense que la vie que l’on a maintenant, quand on reste dans la “norme” (connecté), a évolué dans une direction qui fait que l’information foisonne. Et pas forcément l’information poubelle dont les esprits chagrins voudrait qu’internet soit rempli. Non, sans prendre mon cas pour un exemple universel, je pense que je m’intéresse à beaucoup de choses, et qu’il y a beaucoup d’informations par rapport à ces choses, sur le net, tout le temps.
Des études (ces fameuses études dont on parle de façon abstraite, hein), parlent d’un déficit de concentration que les utilisateurs réguliers du net tendent à avoir, de plus en plus. Ce déficit s’exprime par une difficulté à parcourir de longs textes, sans avoir d’information pertinente et immédiate. Bon, là, c’est moi qui exprime ça de cette façon, et pour résumer, on a de plus en plus de mal à lire des textes si ça ne nous informe pas rapidement de quelque chose. Notez que je ne précise absolument pas la qualité de l’information elle-même.
Mon avis est que ça n’est pas faux. Et même que ça déteint sur d’autres supports, outre le texte. Peut-être même que cet élan vient du net, et s’étend au dehors.
Je n’aurais pas envie de sortir des clichés, tel que “les jeunes ne lisent plus”, mais simplement de me poser la question sur la profondeur de ce que l’on lit. Pas la profondeur narrative, mais simplement contextuelle et littéraire : Pourquoi passer du temps à obtenir de l’information “pure”, si on perd du temps avec la forme, le style, et l’aspect de cette information ?
Pour en revenir au sujet de base (les jeux vidéo), ce média étant (encore assez) jeune, j’ai un peu de mal à distinguer ce que (de mon opinion) le net à “détérioré” dans ma façon de jouer (si l’on en croit ce qui je disais un peu plus tôt), de ce que mon âge contribue à “modifier ma façon de jouer”.
Plus jeune (j’ai 30 ans), je n’ai que trop rarement eu l’occasion de jouer en multi. Qu’importe les raisons, ça m’a orienté vers des jeux plus propres à la narration (quel qu’en ai été la qualité). Et je garde cet attraction pour des jeux qui me raconterons une histoire, qui me ferons vivre une expérience, plutôt que des jeux “passe-temps” _sans dénigration aucune d’ailleurs, puisque j’y viens de temps en temps pour jouer avec d’autres personnes), mais d’une façon différente. J’ai développé d’ailleurs, un amour particulier pour le coop (L4D, merci pour tous ces moments de bravoure hollywoodien que j’ai pu vivre, avec Esvo).
Le fait est que ce genre de jeux était, jusque là, propre à certains support, pas exactement portable, pour certains d’entre eux (les zeldas sont un contre exemple, donc), et sans vouloir me plonger dans des rpg japonais, toujours représentés (partout en fait), je n’arrivais pas à trouver un jeu sur portable, qui soit profond, mais pas trop. Et pour l’expérience de jeu elle-même, je restais un peu sur ma faim : Les jeux sur pc et console de salon, ne sont (souvent) pas taillé dans la même pierre que ceux sur portable.
La 3DS est arrivée, et j’ai apprécié Super Mario 3D Land. Il était parfait pour de courtes sessions. Et j’en demande encore. Puis Resident Evil Revelation, que je n’ai pas encore fini, pour des raison vestimentaires et gastro-intestinales, mais aussi pour des trucs très idiots : Comment jouer dans de bonnes conditions, dans un environnement plutôt éclairé, quand, dans le jeu, tout est incroyablement sombre ?
Sur pc, j’ai commencé Syndicate, Bioshock (oui, je suis lent, il faut que je ratrape mon retard), et Assassin’s Creed Brotherhood. Mais je constate avec un peu d’amertume, que mon travaille, ma vie sociale, ne me permet plus aussi aisément de passer plusieurs heures d’affilées assis pour jouer à un jeu. Et c’est là que j’envisage de jouer sur portable…
Et si possible, à des jeux du même gabarit. La 3DS était “sympa”, mais je suis un peu plus tenté par la PS Vita pour ce genre de jeux. Uncharted à l’air d’être bien, du peu que j’y ai joué, et Gravity Rush est ma killer app (qui ne sortira qu’en juin :-/ ).
Prendre de l’âge, c’est avoir de plus en plus de trucs à faire (donc moins de temps pour “jouer”), et vouloir rester “gamer”, c’est à dire, à mon sens, ne pas se satisfaire (uniquement) de snack gaming, c’est essayer de trouver un moyen de jouer pendant des temps morts. Les transports en commun, lorsque c’est possible, par exemple. Idéalement, je n’aurais (quasiment) plus de jeux sur mon pc que je n’aurais pas fini, et je pourrais baver devant un titre annoncé, sans culpabiliser de ne pas finir les jeux que j’ai acheté.
